21/12/2005

Interview Stefan Liberski

Motamo. Novembre 2005.



Alors Bunker Paradise ça marche ? Comment le public accueille-t-il votre film ?



Très bien, merci. A l’heure où je vous parle le film est encore à l’affiche, et il doit encore sortir en France. On est encore au début de la vie du film, qui passe aussi les ventes internationales, les passages télé, le DVD… En tout cas, le public belge francophone (le film est aussi sorti à Anvers) l’accueille bien. Les retours sont en général très bons.

Comment se sent-on après avoir fait son premier long métrage ?



Assez fatigué, parce que c’est quand même une longue aventure, plutôt genre course de fond. Ça fait d’ailleurs tout drôle quand ça s’arrête. Bouli Lanners, qui a fait la même course, un peu avant moi (avec le film qu’il a réalisé, « Ultranova »), m’avait mis en garde contre la petite déprime qui guette, une fois qu’on a fini. Je ne sais pas si c’est grâce à lui, mais jusqu’à présent je suis passé à côté. Et puis il ne faut pas nier sa joie. Je suis très content d’avoir fait ce film, et que tout se soit bien passé. Le tournage a été une période intense et magnifique. J’ai adoré ça.

Vous avez fait une très bonne promo en Belgique …est-ce que votre film va être distribué en France ?



Oui, oui. Nous avons un distributeur là-bas.

Faire des longs métrages c’est s’exposer à la critique…. à ce niveau-là qu’est-ce cela dit?



En effet, je constate que faire un long métrage expose plus fortement à la critique que d’autres formes d’expression, et pas forcément moins visibles. Peut-être est-ce parce que le cinéma a gardé une charge symbolique beaucoup plus grande que son « poids réel », finalement. Par exemple, la fréquentation des salles de cinéma est en baisse depuis des années, et pourtant on parle toujours énormément des acteurs, des films, etc. Même quand on ne les a pas vus !

De l’écriture du scénario à la promo il y a énormément de choses à faire… quelle est la partie qui vous a le plus amusé ? quelle est la partie qui vous a le plus ennuyé ?



Le montage financier d’un film est extrêmement long et pénible. Cette période connaît des accidents de parcours incessants. C’est une succession interminable d’espoirs et de découragements. Cent fois on se dit qu’on y arrivera pas, cent fois il faut reprendre le dossier. C’est en cela que les producteurs font un métier qui demande des qualités de sagacité, de culot, et de courage, qui m’épatent. Rien ne m’a ennuyé dans l’aventure, mais cette partie-là fut la plus dure.

Est-ce un hasard si le nom de famille du jeune comédien (Jean Nothomb) qui va au Japon porte le même nom qu’une de vos amies qui elle-même s’intéresse beaucoup au Japon ?



Le jeune comédien est en effet un cousin éloigné d’Amélie Nothomb, mais ils ne se sont jamais rencontrés. Jean vit au Portugal. Je l’ai choisi parce qu’il ressemblait à un François Vincentelli (Mimmo) jeune, et aussi parce qu’il est un garçon extraordinaire, curieux de tout, très sympathique. Ce tournage au Japon a été une expérience inoubliable. Pour lui aussi, je crois.

Comment est venue l’idée de prendre Jean-Pierre Cassel (Henri Devaux) comme père de (John Devaux) Jean-Paul Rouve , c’est troublant on dirait vraiment son père !



Parfois, le hasard fait bien les choses. Jean-Pierre Cassel est arrivé dans le film quelques semaines avant le début du tournage. Nous avions pensé à beaucoup de monde, nous ne trouvions pas. Il se fait qu’ Artémis produit aussi le nouveau film d’Alain Berliner, dans lequel devait jouer Cassel. Ils étaient donc en contact avec lui, et c’est Patrick Quinet qui a eu l’idée : « Pourquoi pas Jean-Pierre Cassel ? » Ça crevait les yeux et nous ne le voyions pas ! Nous lui avons envoyé le scénario, auquel il a tout de suite accroché. Je l’ai rencontré à Paris, et tandis que nous parlions, dans un petit bistrot de Montmartre, j’étais frappé combien ça collait physiquement avec Rouve. Au tournage, le duo a de loin dépassé mes espérances.

Dans le film, on vous entend -furtivement à la Hitchcock- faire passer un casting… comment se passe un casting avec vous dans la réalité ?



Il n’y a pas eu beaucoup de casting. Je n’avais pas besoin de casting pour Jean-Paul Rouve, Bouli, François Vincentelli, Jean-Pierre Cassel. (Ni pour Philippe Grand-Henri, ni pour Yolande Moreau, d’ailleurs, ni non plus pour Charlie Dupont, Tania Garbarski, etc.) Il n’y a eu que des réunions de travail. J’ai fait passer des castings pour le rôle de Laetitia. Là j’ai vu quelques actrices. Je les rencontrais d’abord. Puis, plus tard, on jouait quelques scènes. Mais dès que j’ai rencontré Audrey Marnay, j’ai eu l’intuition qu’elle serait parfaite dans le rôle. Pour les autres, il y a eu un casting, en effet. C’est-à-dire qu’un assistant filme les acteurs qui jouent une scène très courte. Ensuite je rencontre ceux que je trouve intéressants pour le rôle. Voilà. Pour moi, j’ai l’impression que c’est ce qui passe dans la rencontre qui est le plus déterminant.

Quelle est la question que l’on vous pose le plus souvent sur votre film ; quelle est la question que l’on ne vous pose jamais?



La question qu’on me pose le plus, c’est : « Pourquoi le Japon ? »Celle qu’on ne pose jamais ?… Je l’attends, j’aimerais bien la connaître.

Si l’on devait résumer votre film à une seule intention, quelle serait-elle ?



J’ai voulu faire un film sur le sentiment d’irréalité qui, peu à peu, nous éloigne du monde.

comment avez –vous fait pour obtenir un tel réalisme de « foutoir de guindaille » et des gueules de déterrés pour John Deveau (JP Rouve) et sa bande ? ça sent le vécu.



C’est du cosmétique ! C’est le décor d’Hubert Pouille, l’éclairage de Bruno Verstraete, et surtout la direction photo de Jean-Paul De Zaeytijd qui est un type vraiment génial. Je n’ai jamais vu quelqu’un qui pouvait se concentrer pendant aussi longtemps sans se fatiguer, toujours calme, toujours investi à fond dans ce qu’il fait.

Où ont été tournées les scènes de chasse ?



Près de Bousval.

En télévision avec les Snuls, JAADTOLY,… vous avez passé beaucoup de temps à désacraliser le bon accent français, la télévision, le cinéma … peut-on dire que dans Bunker Paradise vous sacralisez certaines valeurs ?

A l’époque des Snuls, ce qui nous plaisait surtout, c’était de faire passer une espèce de « saveur belge » sur tout un tas de choses dites respectables. Ça nous faisait marrer. Mais la référence était le plus souvent la télé elle-même ( avec les feuilletons, les news, les émissions culturelles, les petits trucs de bricolage, etc.) JAADTOLY était moins parodique. Les sketches visaient toujours plus directement la réalité : des comportements, des tics, des clichés, des fourvoiements, des poses. Soit dit en passant, j’adore toujours écrire des petits sketches. Et d’ailleurs, quand je vois Fred, c’est comme une alchimie bizarre, il y a toujours, à un moment ou à un autre, du sketch dans l’air. Maintenant, je ne vois pas bien ce que je « sacralise » avec Bunker Paradise… Il s’agit de quelque chose de très différent de ce que j’ai fait jusqu’à présent, quoiqu’on puisse le rapprocher de certains de mes courts métrages (comme « Road Réveillon » par exemple)… C’est un autre ton.

Etes-vous aussi engagé que votre film ?

Avec Bunker Paradise, j’ai voulu interroger l'idéal qu'on nous met tout le temps sous le nez, et la seule valeur qui existe, celle de l'argent. L’argent est la seule « idée » sur laquelle marche notre système. L’histoire se déroule dans un milieu qui théoriquement incarne l'idéal de notre époque, celui des nantis. Ce qui est curieux, c’est qu’on laisse en général la publicité ou les feuilletons s’occuper de cet idéal. Le cinéma d’auteur se tourne plus volontiers vers la misère matérielle. Comme s’il ne fallait pas trop déranger l’imagerie de la réussite. Mon histoire, parce que c’est avant tout une histoire, ne respecte pas cet accord. Il y a aussi une misère de ces milieux-là, d’un autre type.

Comme John Deveau dans le film, est-ce que vous pensez que les riches n’ont rien d’intéressant à raconter ?



Mais non, bien sûr. Ce serait absurde. C’est une phrase de John Deveau, c’est-à-dire un personnage, et celui-ci provoque en quelque sorte son propre milieu.

Pour vous, quel est le comble de la perversion ?



Je dirais que la perversion est à son comble quand elle parvient à se faire passer pour naturelle, rationnelle, légitime. Normale.

Mimmo qui rêve de devenir comédien mais qui doit vivre de petits boulots…. Ça ne vous rappelle pas un certain Liberski ?

Oui, peut-être, je ne sais pas. On est tous des Mimmo, à un moment ou l’autre de sa vie, non ? On rêve tous d’arriver à quelque chose, mais en attendant il faut bien vivre et travailler, et pas toujours à ce qu’on voudrait.

« A part peut-être un beau chapeau » au quotidien, qu’est-ce qui peut encore vous impressionner ?



Tellement de choses ! Un livre, un concert, une maison, un pays, une femme, un savoir-faire, un film, un acteur, une idée, une pensée, une beauté… ( et bien sûr un très beau chapeau).

quelle est la question que l’on n’a jamais osé vous poser (A part celle-ci)



J’attends qu’on me la pose. Et alors là !…BAM ! Bagarre générale !…

Quel est votre plus vilain défaut ?



Houlala. Sans doute l’aveuglement sur mon plus vilain défaut. Ou l’indulgence que je lui porte quand il m’arrive de le voir. « Oh, allez ! C’est pas si grave !… »

De qui pourriez-vous être l’ambassadeur ?



Imaginez un peu ! Il suffirait que je dise maintenant « l’ambassadeur de George Bush !» pour que ça fasse son petit effet. (« Hé ho, non ! Pas ça, hein ! Même pour rigoler ! »)

Sur quoi se trompe-t-on le plus souvent à votre sujet ?



Sur l’orthographe de mon nom.

Quel a été votre premier plus grand moment de solitude ? ainsi que votre dernier plus grand moment de solitude ?



Un jour, je suis parti à Vladivostok, en excursion. Quand le car a redémarré sans moi après un arrêt-pipi dans la taïga, je me suis senti très seul. Non, sans blague, je ne peux pas répondre à ça.



Que vous inspire la télé réalité ?



Selon moi, il faut entendre l’expression « télé-réalité » comme un régime particulier de la réalité, et non pas comme un genre de télé. La réalité devient « télé-réalité », c’est-à-dire une réalité humaine complètement façonnée par le regard des caméras de surveillance (ou du spectacle). La réalité de la télé-réalité est constamment jouée, même si elle est extrêmement banale et ennuyeuse. Mais entretenir la confusion avec la réalité concrète participe aussi de ce sentiment d’irréalité qui nous éloigne du monde, dont je parlais tout à l’heure.

Qu’est-ce que vous pensez des démarches provocatrices à la Noël GODIN ?



La démarche de Noêl Godin est unique en son genre.

Quel est le coin de Belgique que vous préférez ?



Je me promène souvent dans l’Arboretum, près de Bruxelles. J’adore cet endroit.

Avez-vous un rituel , un remède anti-page blanche ?



Oui, mais je ne peux pas le dire, on me piquerait le truc, qui est infaillible.

Quelle rencontre a le plus marqué votre vie ?



Dieu, bien sûr. Attendez… Ou était-ce Saint-Nicolas ? Je ne me souviens plus. Un type avec une grande barbe blanche.

Dans la « vraie vie », est-ce que vous êtes aussi amusant que vos personnages dans JAATOLY et Twin flics



Oh la la ! Bien bien plus marrant ! Faut voir comment tout le monde se poile à la maison ! Du matin au soir !

Que pensez-vous des artistes, célébrités qui prennent position pour des causes, contre la guerre etc. ? Dans Al dente (Canal+) on a entendu que n’appréciez pas trop Michaël Moore



Ben, on ne peut pas vraiment dire que son pamphlet anti-Bush nous ait évité une réélection du président US actuel !… Pardonnez-moi, mais je pense que les artistes « à bonnes causes », le plus souvent, utilisent les malheurs du monde pour faire reluire leur image.

Qu’est-ce qui pourrait vous rendre méchant ?

La malveillance.

SNULS, JAADTOLY…Entre nous, vivre de la moquerie n’est-ce pas un peu pervers ?



Pour faire une citation un peu chic, Pascal disait que « la moquerie est seule propre à faire revenir les hommes de leurs égarements ». Mais au fond la question sous-jacente n’est pas celle-là. La question, c’est celle qu’on pose sans cesse aujourd’hui, à savoir « si l’on peut rire de tout » etc. Dans « La guerre du feu », les humanoïdes découvrent le rire au moment où un des leurs reçoit une bête pierre sur la tête. On peut se dire que ce rire là a duré des siècles, et qu’il s’est prolongé jusqu’aux innombrables peaux de bananes qui ont fait tomber les innombrables Charlots du cinéma comique sur leur derrière. Aujourd’hui, ça change. On se dit : « Glisser sur une peau de banane, n’est-ce pas d’une rare violence ? Cela peut faire très mal, tomber par terre! Une personne âgée pourrait même se casser le col du fémur ! N’est-ce pas honteux de rire ? Ne faudrait-il pas condamner ce rire ? » Telle est la sensibilité contemporaine. Attention, si l’on part trop de ce côté-là, on finira par établir un code du bien-rire, du bon rire respectueux des biens et des personnes, du rire autorisé. Ça, ça me semble pervers.

Est-ce que vous avez signé un pacte avec vos lunettes ? A propos, vous feriez de la pub pour une marque de lunettes ?



Pourquoi ? Vous avez une petite fabrique de lunettes ? On peut en discuter.

Nous souhaiterions que vous posiez une question à notre prochain invité (sans savoir qui…)



Vous avez le temps ? Parce que l’interview est assez longue.



Petits jeux (on vous donne une expression, vous nous donnez une phrase)



Charity business

Charity Business, y’a bon business.

Orthographe

L’orthographe est un réservoir de merveilles à la fois très secrètes et très accessibles.

Internet

Internet : nouvelles grandes vertus, nouveaux gros vices.

Survol de Bruxelles

Survol de Bruxelles. On aura beau s’emmêler les crayons et les compas à imaginer d’autres trajectoires aux envols et aux atterrissages des avions, leur boucan sera tôt ou tard le lot de toutes les villes du monde.

Bouli

Bouli est mon ami ! Mon frère ! Et mon acteur fétiche.

Casimir

Maintenant, il arrive que des jeunes s’approchent de moi et me demandent : « Vous êtes le père de Casimir Liberski ? »

Libramont

Libramont ? C’est un peu comme tu dirais le festival de Cannes des bêtes à cornes (et pas qu’à cornes).

Ménage

J’aime les poireaux, ce bon légume roi du ménage.

Belgique

Le Belgique est un plaisir et doit le rester. Mais ouiiiii, évidemment !

école

L’école, aller à l’école, la maîtresse ou le maître d’école, les bancs de l’école,le préau de l’école, la grande école… pourquoi tout ça semble déjà sorti d’un album de Robert Doisneau ?

Bulex

Dura Bulex sed lex. ( Elle est pas terrible, mais je ne trouve rien d’autre.)

Ardisson

Ardisson, c’est qui ça encore ?

Belmondo

Belmondo : encore un Jean-Paul !



Phrases à compléter



L’homme est

L’homme est un animal qui s’habitue à tout. (C’est pas de moi. )

La femme est

La femme est le repos du guerrier. « QUOI ??? Rôôô ! Qui a dit ça ? C’est honteux ! Faites-le taire !!! »

Mon film préféré c’est

Mon film préféré est, par exemple, s’il faut en choisir un, « La nuit du chasseur » de Charles Laughton

Mon livre préféré c’est

Mon livre préféré est, par exemple, s’il faut en choisir un, « Premier amour » de Samuel Beckett.

Ce que j’aime à la télévision c’est

Ce que j’aime à la télévision, c’est la tête des pipoles qui prennent une expression grave et pénétrée quand on leur parle des associations pour lesquelles ils « combattent ».

Ce que je déteste à la télévision

Ce que je déteste à la télévision, j’essaie de ne pas le regarder.

Quand je quitte Bruxelles, je

Quand je quitte Bruxelles, je fais mes lacets.

Les frères Dardenne me

Les frères Dardenne me donnent peu d’espoir, question Palme. Ben oui ! A cause d’eux, il n’y aura plus rien pour les Belges avant 2084 ( c’est du moins ce que m’a dit un statisticien renommé).

Le succès du cinéma belge me

Le succès du cinéma belge me fait rire et me remplit d’aise

La province de Luxembourg m’évoque

La province de Luxembourg m’évoque d’abord ma sœur, puisqu’elle vit avec sa famille près de Bastogne. La plupart des chasseurs, dans le film, sont venus de là-bas. Evidemment, pour moi, la province de Luxembourg c’est aussi : « Rêver !… Bouger !… Séjourner !… Découvrir !… Loisirs actifs !… Centres de découverte !… Brasseries artisanales !… Hébergement en gîte rural au cœur de la nature !… » (C’est bien ? Okay, je peux replier le prospectus ?)

Le goût de la bière

Le goût de la bière, j’aime bien, avec un bon Chester et des petits morceaux de Delerm.

Etre célèbre me

Etre célèbre me.

………………..a donné un sens à ma vie

Pendant une heure, cette interview a donné un sens à ma vie.

17:42 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

hoho, c'est drôle. hoho c'est drôle :)

Écrit par : ©asi | 22/12/2005

Un Snul qui avait l'âme d'un poète... Je viens de voir votre film et je dois dire que j'étais impatient de retrouver un peu de fraîcheur dans le cinéma Belge...C'est maintenant chose faite avec ce Bunker Paradise! Filmé de manière originale, interprété de façon magistrale(mention spéciale à Bouli, Jp Rouve et jp Cassel), pour une histoire complètement en phase avec notre époque. Une première partie formidable pour une seconde quelque peu moins magistrale mais qui reste de très haut niveau. Un réalisateur est né, c'est indéniable, un style également. Et le mieux dans tout ca? C'est du BELGE!

Bon je sais j'arrive un peu en retard (le film ayant été distribué il y a plusieurs semaines déjà) faute de salles de cinéma dans ma région ayant la bonne idée de nous passer des films d'art et essai ...Mon message a tres peu de chances d'être lu mais qu''importe, je me devais de laisser un commentaire à propos de cette nouvelle pierre de l'édifice du cinéma Belge.
Malgré tout, je suis quelque peu déçu de ne pas vous avoir vu...Et oui, vous deviez être à l'Imagix de Tournai hier a 20h00...;-) Budget avancé pour votre second film, votre emploi du temps s'est retrouvé fortement changé. Du moins telle fut l'explication de l'orginasateur de cette séance.
Dommage, j'aurais beaucoup aimé vous féliciter personnellement pour avoir su redonner un sens au mot septième art et pour avoir eu le courage de vous lancer dans un projet cinématographique dans notre pays très peu considéré à ce niveau.
La Belgique est plaisir et doit le rester!!!
Bonne continuation.

Écrit par : Laurent | 08/02/2006

Les commentaires sont fermés.