12/10/2005

Avant-première

J’ai rendez-vous avec Bruno (cinéart) vers 19h devant l’entrée du cinéma UGC, quelques instants après Gaëtan (artémis) nous rejoint. Il va falloir accueillir les invités et les gagnants des différents concours, les diriger vers la bonne salle. Une tension est perceptible, sera-ce un succès ou pas ? Une avant-première réussie c’est avant tout une salle pleine. Juste ce qu’il faut. Ni trop sinon il faut expliquer, palabrer, dédommager les personnes refoulées à l’entrée, ni trop peu sinon il faut expliquer, rassurer, calmer le réalisateur déçu. Tout le monde a été très large sur les invitations, on est en overbooking. Est-ce que cela va coincer ? Alea jacta est. La foule commence à affluer. Les guestlists sont checkées, les amis salués, les désorientés guidés. Rapidement il est 19h30. La grande salle de l’UGC Toison d’Or est comble. Plus personne ne se presse à l’entrée. C’est très bon signe. Je rejoins la salle, croisant dans le carré VIP les acteurs qui dédicacent des affiches. Quelques instants et puis un faisceau de lumière dessine un cercle sur l’écran, un homme surgit, une voix emplit la salle qui remercie les spectateurs d’être là puis égraine la liste des partenaires de cette avant-première et enfin convie l’équipe du film à venir se faire interviewer. Stefan Liberski, Jean-Paul Rouve, Audrey Marnay, François Vincentelli et Charlie Dupont font leur entrée.



Les questions s’enchaînent et on peut retenir que Liberski explique qu’il fait un cinéma du réel sur un sujet il est vrai fort peu traité, Jean-Paul Rouve rappelle qu’il s’agit d’un exercice bizarre que de parler d’un film que personne n’a vu. Audrey Marnay tente de placer un mot entre les vannes de Jean-Paul, François et Charlie tente de dérider l’atmosphère. La salle applaudit, rit et se laisse emporter. Alors que la projection commence, les acteurs, le producteur, les diffuseurs, quelques accompagnateurs qui ont quasi tous vu le film déjà 3 fois quittent la salle, au sortir des doubles portes battantes, Stefan Liberski se retourne et faisant face à une « foule » lâche un « Ne sortez pas tous, regardez le film ». Rires. Tout le monde respire.

00:41 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Casimir Casimir
Merci de nous donner la chance d'écouter des mélodies pareilles. Je laisse sans fin le site de Bunker paradise en arrière plan afin d'écouter en boucle le génie de Casimir Liberski sur son piano.

Écrit par : Mike | 12/10/2005

merci ca me touche vraiment. merci beaucoup

Écrit par : justement en passant | 13/10/2005

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