02/02/2005

Le son

Repas en compagnie de Christian Monheim, ingénieur du son, qui a la gentillesse de me parler de son métier. Le travail de l’ingé son (pour faire court) est de capter les dialogues et certaines ambiances qu’il ne serait pas possible de recréer au moment du bruitage. Pour ce faire il est aidé de son perchman : Seppe.

Seppe fait balader sa perche et le micro qui la termine d’une bouche à l’autre en longeant les limites du cadre pour ne pas être vu. Cet exercice ne lui fait pas peur, il ne craint en fait que d’arriver en retard sur le plateau. Pour le reste en plus d’être capable de tout faire, il cuisine le meilleur spagh bolo du monde. Enfin c’est lui qui le dit. Christian m’explique que si le décor ou l’éclairage ne permettent pas l’utilisation de la perche (les ombres portées sur les visages ou à l’arrière plan, un lustre qui rend impossible les mouvements) il place aussi des micro cravates pour capter les voix. Ce n’est pas le plus simple, les acteurs n’aiment pas particulièrement être équipés d’un micro « espion » qui les écoute constamment et le risque d’avoir des bruits de vêtement ou autres parasites sonores n’est pas nul. Pour la technique les sons enregistrés le sont en mono, c'est-à-dire qu’il n’y a pas de différence entre la gauche et la droite, pas de stéréo. Cette transformation se réalise en studio après le tournage au moment du mixage. La piste des voix est isolée des pistes bruitage et musique afin de permettre le doublage sans risque de faire disparaître les ambiances.

[Denis Balencourt]

16:23 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

vraiment, on y apprend plein de précieux détails qui font un film. Merci, Denis.

Pola

Écrit par : polaroids | 03/02/2005

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