04/01/2005

3 - Un film

Un film. Une espèce de rumination continuelle du monde alentour qui tout à coup se concentre et précipite dans quelques images desquelles, par la suite, une histoire se déduit. Dans King Kong Paradise, il s'agit des images qui ouvrent et qui ferment le film.

La grosse villa du début, d'abord, avec son architecture de forteresse chic mais effrayante, tous rideaux fermés, et le battement étouffé de la musique techno qui s'en échappe. Quelle est la « fête » qui s'y déroule? Pourquoi cette fête est-elle une douleur?

L'image finale ensuite, celle d'un adolescent qui, après avoir plié puis enterré ses vêtements et son sabre de bois, se fond dans une forêt du bout du monde.

[Stefan Liberski]

01:19 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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