30/12/2004

1 - Le repos

Aujourd’hui, 27 décembre, au repos depuis trois jours. Depuis septembre, j’ai enchaîné « L’herbe sous le pied », une vingtaine d’ épisodes de « Twin Fliks », la sortie de deux livres, un voyage filmé au Japon, la préparation intense de ce long et la première tranche du tournage. Ne rien faire, aussi brusquement, dans un état d’aussi grande fatigue, provoque chez moi un drôle de sentiment, mélange de culpabilité et d’ivresse. Stop.

[Stefan Liberski]

23:51 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

Le tournage est en stand-by jusqu’au 10/01… pas le blog

Litoral. Saint-Idesbald. Tennislaan, ma mère, ma tante, mon fils.
Nous sommes dépités que Siska soit fermé et nous nous consolons en mangeant des cuberdons bios. Moment de vacance.

16:09 - mon G sonne.

- Allo Denis ?
- Oui ?
- C’est Stefan Liberski

Au bout de quelques minutes, les infos échangées sont :

Oui il y a sur ma messagerie des textes à publier - Emotion positive de mon côté du téléphone
Oui les modifications seront faites avant demain - Emotion positive de l’autre côté du téléphone
Oui nous sommes contents que le blog existe - Emotion positive des deux côtés du téléphone

Quelques heures plus tard devant mon écran 12 textes numérotés. Je les distillerai jusqu’à la reprise du tournage. Reçu un autre mail, dans la foulée, de Sylvie (l’assistante du producteur) le plan de tournage de la seconde partie est chamboulé. Surprise, surprise.
Reçu aussi un sms de mes collègues de JustForYou me confirmant le lancement du concours début de semaine prochaine.
Bon faudrait peut-être songer à être vraiment en vacances.
Promis jusqu’à lundi je ne fais plus rien.
[DB]

23:35 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

28/12/2004

La mise en abyme

6 caméras vues sur le plateau. La 16 mm du tournage – normalité respectée, le matériel de RTL-Tvi & de Télé-Bruxelles – la feuille de service annonçait une visite de Monsieur Henry Ingberg (Secrétaire Général de la Communauté Française de Belgique accompagné d'Eric Frère et de Marie-Hélène Massin), Ariane son casque et sa DV making of, le caméscope de Ronan.

Toute cette visibilité chahute, électrise, amuse le plateau. Le climat politique a substitué son attaché de presse au Secrétaire Général, Marie-Hélène Massin s’apprête à passer une journée éprouvante, Charlie Dupont manifeste ce qu’il pense de l’intérêt que les médias belges portent aux acteurs belges (il semble que la barre des 10 films ne soit pas suffisante). C’est un peu la course à la tête d’affiche.
Mais c’est le jeu.

19:17 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |

27/12/2004

Répétitions : Bouli Lanners

Bouli Lanners interprète David. Un nanti. Dans peu de temps il va chanter.Le plan de tournage fait que David est applaudi avant même que Bouli ne se produise. Alors pour être à la hauteur Bouli répète. Les figurants sont chauds. Le public a mis la barre très haut. David a assuré. Hauteur minimum : hit.

C’est très personnel, un hit. Mais à mes yeux, Bouli a le sien (A l’état de projet, un cd 4 titres avec son groupe Hutâtût Nouk Nouk devrait voir le jour).

01:17 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

25/12/2004

Au rouge on ne passe pas

Je passe par le bureau de production et pense un instant à l’itinéraire de Goldorak, voie 7, là je salue Barbara et suis David.

A la porte de cuivre, le rouge est mis. Une flèche orange indique « quand c’est rouge on ne passe pas et on fait silence ». Sous le porche et les regards des « on » de Télé-Bruxelles, David m’explique qu’il y a 45 figurants et me renseigne que les plans de jeudi soirs ne sont pas tous tournés. Les questionnements sur le temps reviennent me tarauder. Il me dit avoir vu et apprécié ce blog. Merci. L’oreillette crépite, David dit « c’est coupé », tous les « on » rushent à l’intérieur où on est encore plus nombreux. Je prends la direction de la table régie à l’étage. J’ai envie d’écrire mon on nom sur un gobelet.

14:26 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/12/2004

In the air...

Lundi Midi. Au volant. Le temps de se remémorer. J’avais quitté jeudi le plateau sur le coup des deux heures du matin après avoir revu sur un coin de marche les photos et vidéos prises lors des premiers jours de tournage. Pas d’objection majeure. Personne ne sera surpris de la teneur de ce blog. Malgré cela quelles seront les réactions ? Y en aura-t-il ? L’url du blog est reprise sur la feuille de service depuis aujourd’hui, c’est peut-être court. La feuille de service, c’est un document qui explique succinctement tout ce qui doit être su pour le tournage du jour. Toute personne présente sur le tournage en reçoit une, j’ai imprimé la mienne. Alors que je vais me laisser aller à ces questions et faire la route quasi machinalement, je capte sur ma radio la voix de Stefan Liberski. Il détaille ses intentions [ECOUTER]

Une interview de Nicole Debarre, Rtbf Info Radio

Le MP3 permet le voyage dans le temps et le don d’ubiquité. C’est bientôt Noël et cela permet toutes les largesses.

A cet instant, je sais déjà que je roule vers une discothèque avec l’espoir de faire aboutir quelques idées.
[DB]

13:33 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

18/12/2004

Coulisses - Bureau de la production

Radio allumée. Standard - Bilbao 1-3.
Le directeur de production déprime. Il n’est pas le seul.

15:24 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Tournage - Cuisine

Surpris, je découvre que c’est là qu’est installé le combo, un moniteur diffusant en direct les images saisies par la caméra.

Derrière le combo le réalisateur, le chef opérateur, la scripte. Dans un instant le mot magique va fuser. Action.


Réalisateur Stefan Liberski, Scripte Elisabeth Alexandris, Chef opérateur Jean-Paul De Zaeytijd

15:22 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Tournage - Positionnement

Scène complexe impliquant de nombreux figurants, un mouvement à 360° dans le salon et la descente de l’escalier en un long plan séquence. Il n’y a donc aucun moyen d’assister à la scène sans être dans le champ. Un tonitruant "Moteur". Je me replie vers la cuisine.
[DB]



15:17 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Tournage - Salon Escalier

Autre fête. Même lieu. La scène permet une première utilisation de la Steadycam. Un étrange appareillage qui permet de bouger la caméra avec l’aisance d’un déplacement humain. Le steadycameur est harnaché à un système de contrepoids et d’amortisseurs qui lui donne un aspect bionique.
[DB]


Mise en place des mouvements de la steadycam

14:43 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Coulisses - Table régie

La table régie c’est l’oasis du plateau, la corne d’abondance. Gaufres, muffins, mandarines pain, jambon, fromage, ketchup, mayonnaise, tout qui a soif, faim, veut discuter, trouver un café, un thé, fumer en groupe vient ici. Il y a même un sapin. Pour ne pas oublier que dans pas très longtemps c’est Noël.
[DB]

14:38 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Coulisse - Bureau de la production

Le bureau de la production est logé entre 2 garages, on y accède par un escalier. Tapis entre les fax, imprimante et photocopieuse je retrouve Sébastien, le régisseur général. Les régisseurs sont les logisticiens du tournage.
Ils ont, pour ce que j’en ai compris, la responsabilité d’obtenir les autorisations de tournage, de prévenir les autorités, de mettre en œuvre la cantine, de veiller au respect de l’intégrité de l’espace de tournage pendant que le moteur tourne, d’établir les itinéraires, de trouver des transports pour les acteurs, ils ont le sens du détail et de l’exhaustivité.

Sébastien en guise d’accueil m’explique l’histoire du Bunker. Nous sommes dans une maison de Jacqmain construite par un diamantaire féru d’art qui voulait que le lieu permette la mise en valeur de ses collections. Cet objectif explique que le toit de la maison est percé de nombreux puits de lumière. Après quelques déboires juridiques et une fuite en Amérique du Sud du premier propriétaire, le Bunker est devenu la propriété de Mobutu. Après quelques déboires politiques et une fuite au Maroc du deuxième propriétaire, le Bunker est devenu la propriété de l’état congolais et a servi d’ambassade durant quelques années. Le lieu a changé une dernière fois de main lorsque après quelques déboires financiers et politiques les fonctionnaires en poste eurent transformé une partie des 1,6 hectares de terrain en potager. Depuis le Bunker est à vendre. Les voisins ne sont pas rassurés.
[DB]

14:14 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/12/2004

Salon

Le plateau est installé dans le salon du Bunker. S’y tourne une scène de fête.Le monde s’affairant pour rendre visible l’histoire est impressionnant. C’est un ballet complexe, entre les réglages lumière, les raccords maquillage, la mise en place du cadre, les conseils de Stefan aux acteurs, le perchiste, le photographe, l’équipe est animée par des soubresauts dont l’épicentre est la caméra. [DB]

Chef opérateur Jean-Paul De Zaeytijd, Rachel Simoni 2e assitant caméra, au fond Sébastien

15:03 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Photo : Audrey Marnay


Audrey Marnay

15:01 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Cantine - Bunker

Un chassé-croisé motorisé entre la cantine et le Bunker plus tard, Sylvie me présente à l’équipe. Tour à tour je salue les acteurs, (enthousiastes, curieux de savoir ce que le blog sera et quand il sera en ligne),  le réalisateur, (concentré, taraudé par le temps qui est d’une incorrigible indiscipline, le plateau d’aujourd’hui est compliqué, il semble apaisé un instant quand Sylvie évoque la perspective de voir le dernier rôle vacant comblé, plus de certitude dimanche) les assistants réalisateur, l’assistante de production,  le costumier, les décoratrices, (il faudra que je prépare un trombinoscope et que je mémorise tout cela, les décoratrices ont le même problème), le photographe de plateau, la réalisatrice du making-of et le régisseur, là un tonitruant « Répétitions Silence » fuse et se répand dans tous les couloirs du Bunker. En un instant les dizaines de pièces des trois étages sont noyées dans un silence imposant. La caméra et le micro prennent possession de l’espace.

14:59 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Bunker

Banlieue cossue de Bruxelles. Commune à facilités. Très visiblement voisinage aisé. Sylvie (l’assistante du producteur) et moi (je m’occupe du blog pour les 7 prochaines semaines) nous nous dirigeons vers le Bunker. Une maison qui verra le tournage déployer son énergie jusqu’à la fin du mois de décembre. Le lieu est imposant à la mesure de ce que le scénario de Stefan laissait imaginer. Nous faisons le déplacement pour rencontrer toute l’équipe du tournage et commencer à chroniquer ce qui s’y passe. Passés le porche et les portes en cuivre massif (+/- 3m), nous rencontrons l’assistant régie. Il nous annonce que le Bunker est vide. Tout le monde est parti manger.
[DB]


14:43 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Miracle

Le tournage du film se déroule entièrement en Belgique, depuis ce 15 décembre.
Voici le petit mot que Stefan Liberski a adressé à l’équipe le 1er jour de tournage:

Le mois dernier, je suis allé en repérages avec une toute petite équipe à Kobê pour y tourner des images du « petit garçon au Japon ». Certains membres de cette équipe sont d’ailleurs toujours avec nous, qui pourront témoigner : là-bas, très souvent, des miracles nous arrangeaient le coup. La météo, les assistants japonais, le traducteur, les acteurs que nous avions engagés d’ici sans les connaître, les repérages-minute, les lieux, tout nous arrivait, je ne veux pas dire sans effort, mais mieux encore que ce que j’aurais pu espérer, et avec ce sentiment exaltant de merveilleuse coïncidence.

J’ai parlé de cette impression de « miracle » à un vieux sage que nous avons rencontré là-bas, un éminent professeur belge qui vit au Japon depuis plus de 40 ans, grand spécialiste du bouddhisme.
Il m’a dit que la notion de miracle était étrangère à la pensée bouddhiste. Le bouddhisme préfère parler de bonne volonté du sujet. Ce que nous appelons « miracle » est pour eux la réponse de la réalité à la Bonne Volonté. Il n’y a pas pour eux d’intervention divine extérieure. Il n’y a que la volonté d’un individu ou d’un groupe qui est si bonne, si soutenue, si concentrée, que le monde ne peut que s’y plier, et entrer en harmonie avec elle.

Voilà. A l’orée de ce tournage qui me tient terriblement à cœur, je voulais vous donner cette petite recette zen du miracle. Quand je vois l’équipe extraordinaire qui m’entoure, je sais qu’un miracle est en route.

Stefan Liberski

PS : Je ne suis pas devenu bouddhiste.

14:33 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/12/2004

Un film - Un blog

Skynet.be vous propose de suivre pas à pas l’aventure du tournage du premier film de Stefan Liberski. A première expérience en long, première tentative de blog de tournage, sans doute pas mondiale, mais belge sûrement.

Une première fois c’est toujours un peu difficile. On ne sait pas comment faire. Comment raconter ce qui se passe, témoigner de ce qui est important, anecdotique, éphémère ou d’anthologie ? Il y aura de tout ici, des photos de tournage, des vidéos si elles valent le coup d’œil, les témoignages de ceux qui prennent part à l’aventure, et des petits mots du réalisateur qui de temps à autre nous fera le plaisir de nous dire ce qui se passe dans la tête de celui qui matérialise ses visions, ses envies. Pour vous nous l’espérons le plaisir d’être plongés dans l’envers du décor et un concours vers la fin décembre permettant à 6 d’entre-vous d’assister à une journée de tournage. Parce que c’est pour de vrai.


Denis Balencourt

01:56 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |