21/12/2005

Interview Stefan Liberski

Motamo. Novembre 2005.



Alors Bunker Paradise ça marche ? Comment le public accueille-t-il votre film ?



Très bien, merci. A l’heure où je vous parle le film est encore à l’affiche, et il doit encore sortir en France. On est encore au début de la vie du film, qui passe aussi les ventes internationales, les passages télé, le DVD… En tout cas, le public belge francophone (le film est aussi sorti à Anvers) l’accueille bien. Les retours sont en général très bons.

Comment se sent-on après avoir fait son premier long métrage ?



Assez fatigué, parce que c’est quand même une longue aventure, plutôt genre course de fond. Ça fait d’ailleurs tout drôle quand ça s’arrête. Bouli Lanners, qui a fait la même course, un peu avant moi (avec le film qu’il a réalisé, « Ultranova »), m’avait mis en garde contre la petite déprime qui guette, une fois qu’on a fini. Je ne sais pas si c’est grâce à lui, mais jusqu’à présent je suis passé à côté. Et puis il ne faut pas nier sa joie. Je suis très content d’avoir fait ce film, et que tout se soit bien passé. Le tournage a été une période intense et magnifique. J’ai adoré ça.

Vous avez fait une très bonne promo en Belgique …est-ce que votre film va être distribué en France ?



Oui, oui. Nous avons un distributeur là-bas.

Faire des longs métrages c’est s’exposer à la critique…. à ce niveau-là qu’est-ce cela dit?



En effet, je constate que faire un long métrage expose plus fortement à la critique que d’autres formes d’expression, et pas forcément moins visibles. Peut-être est-ce parce que le cinéma a gardé une charge symbolique beaucoup plus grande que son « poids réel », finalement. Par exemple, la fréquentation des salles de cinéma est en baisse depuis des années, et pourtant on parle toujours énormément des acteurs, des films, etc. Même quand on ne les a pas vus !

De l’écriture du scénario à la promo il y a énormément de choses à faire… quelle est la partie qui vous a le plus amusé ? quelle est la partie qui vous a le plus ennuyé ?



Le montage financier d’un film est extrêmement long et pénible. Cette période connaît des accidents de parcours incessants. C’est une succession interminable d’espoirs et de découragements. Cent fois on se dit qu’on y arrivera pas, cent fois il faut reprendre le dossier. C’est en cela que les producteurs font un métier qui demande des qualités de sagacité, de culot, et de courage, qui m’épatent. Rien ne m’a ennuyé dans l’aventure, mais cette partie-là fut la plus dure.

Est-ce un hasard si le nom de famille du jeune comédien (Jean Nothomb) qui va au Japon porte le même nom qu’une de vos amies qui elle-même s’intéresse beaucoup au Japon ?



Le jeune comédien est en effet un cousin éloigné d’Amélie Nothomb, mais ils ne se sont jamais rencontrés. Jean vit au Portugal. Je l’ai choisi parce qu’il ressemblait à un François Vincentelli (Mimmo) jeune, et aussi parce qu’il est un garçon extraordinaire, curieux de tout, très sympathique. Ce tournage au Japon a été une expérience inoubliable. Pour lui aussi, je crois.

Comment est venue l’idée de prendre Jean-Pierre Cassel (Henri Devaux) comme père de (John Devaux) Jean-Paul Rouve , c’est troublant on dirait vraiment son père !



Parfois, le hasard fait bien les choses. Jean-Pierre Cassel est arrivé dans le film quelques semaines avant le début du tournage. Nous avions pensé à beaucoup de monde, nous ne trouvions pas. Il se fait qu’ Artémis produit aussi le nouveau film d’Alain Berliner, dans lequel devait jouer Cassel. Ils étaient donc en contact avec lui, et c’est Patrick Quinet qui a eu l’idée : « Pourquoi pas Jean-Pierre Cassel ? » Ça crevait les yeux et nous ne le voyions pas ! Nous lui avons envoyé le scénario, auquel il a tout de suite accroché. Je l’ai rencontré à Paris, et tandis que nous parlions, dans un petit bistrot de Montmartre, j’étais frappé combien ça collait physiquement avec Rouve. Au tournage, le duo a de loin dépassé mes espérances.

Dans le film, on vous entend -furtivement à la Hitchcock- faire passer un casting… comment se passe un casting avec vous dans la réalité ?



Il n’y a pas eu beaucoup de casting. Je n’avais pas besoin de casting pour Jean-Paul Rouve, Bouli, François Vincentelli, Jean-Pierre Cassel. (Ni pour Philippe Grand-Henri, ni pour Yolande Moreau, d’ailleurs, ni non plus pour Charlie Dupont, Tania Garbarski, etc.) Il n’y a eu que des réunions de travail. J’ai fait passer des castings pour le rôle de Laetitia. Là j’ai vu quelques actrices. Je les rencontrais d’abord. Puis, plus tard, on jouait quelques scènes. Mais dès que j’ai rencontré Audrey Marnay, j’ai eu l’intuition qu’elle serait parfaite dans le rôle. Pour les autres, il y a eu un casting, en effet. C’est-à-dire qu’un assistant filme les acteurs qui jouent une scène très courte. Ensuite je rencontre ceux que je trouve intéressants pour le rôle. Voilà. Pour moi, j’ai l’impression que c’est ce qui passe dans la rencontre qui est le plus déterminant.

Quelle est la question que l’on vous pose le plus souvent sur votre film ; quelle est la question que l’on ne vous pose jamais?



La question qu’on me pose le plus, c’est : « Pourquoi le Japon ? »Celle qu’on ne pose jamais ?… Je l’attends, j’aimerais bien la connaître.

Si l’on devait résumer votre film à une seule intention, quelle serait-elle ?



J’ai voulu faire un film sur le sentiment d’irréalité qui, peu à peu, nous éloigne du monde.

comment avez –vous fait pour obtenir un tel réalisme de « foutoir de guindaille » et des gueules de déterrés pour John Deveau (JP Rouve) et sa bande ? ça sent le vécu.



C’est du cosmétique ! C’est le décor d’Hubert Pouille, l’éclairage de Bruno Verstraete, et surtout la direction photo de Jean-Paul De Zaeytijd qui est un type vraiment génial. Je n’ai jamais vu quelqu’un qui pouvait se concentrer pendant aussi longtemps sans se fatiguer, toujours calme, toujours investi à fond dans ce qu’il fait.

Où ont été tournées les scènes de chasse ?



Près de Bousval.

En télévision avec les Snuls, JAADTOLY,… vous avez passé beaucoup de temps à désacraliser le bon accent français, la télévision, le cinéma … peut-on dire que dans Bunker Paradise vous sacralisez certaines valeurs ?

A l’époque des Snuls, ce qui nous plaisait surtout, c’était de faire passer une espèce de « saveur belge » sur tout un tas de choses dites respectables. Ça nous faisait marrer. Mais la référence était le plus souvent la télé elle-même ( avec les feuilletons, les news, les émissions culturelles, les petits trucs de bricolage, etc.) JAADTOLY était moins parodique. Les sketches visaient toujours plus directement la réalité : des comportements, des tics, des clichés, des fourvoiements, des poses. Soit dit en passant, j’adore toujours écrire des petits sketches. Et d’ailleurs, quand je vois Fred, c’est comme une alchimie bizarre, il y a toujours, à un moment ou à un autre, du sketch dans l’air. Maintenant, je ne vois pas bien ce que je « sacralise » avec Bunker Paradise… Il s’agit de quelque chose de très différent de ce que j’ai fait jusqu’à présent, quoiqu’on puisse le rapprocher de certains de mes courts métrages (comme « Road Réveillon » par exemple)… C’est un autre ton.

Etes-vous aussi engagé que votre film ?

Avec Bunker Paradise, j’ai voulu interroger l'idéal qu'on nous met tout le temps sous le nez, et la seule valeur qui existe, celle de l'argent. L’argent est la seule « idée » sur laquelle marche notre système. L’histoire se déroule dans un milieu qui théoriquement incarne l'idéal de notre époque, celui des nantis. Ce qui est curieux, c’est qu’on laisse en général la publicité ou les feuilletons s’occuper de cet idéal. Le cinéma d’auteur se tourne plus volontiers vers la misère matérielle. Comme s’il ne fallait pas trop déranger l’imagerie de la réussite. Mon histoire, parce que c’est avant tout une histoire, ne respecte pas cet accord. Il y a aussi une misère de ces milieux-là, d’un autre type.

Comme John Deveau dans le film, est-ce que vous pensez que les riches n’ont rien d’intéressant à raconter ?



Mais non, bien sûr. Ce serait absurde. C’est une phrase de John Deveau, c’est-à-dire un personnage, et celui-ci provoque en quelque sorte son propre milieu.

Pour vous, quel est le comble de la perversion ?



Je dirais que la perversion est à son comble quand elle parvient à se faire passer pour naturelle, rationnelle, légitime. Normale.

Mimmo qui rêve de devenir comédien mais qui doit vivre de petits boulots…. Ça ne vous rappelle pas un certain Liberski ?

Oui, peut-être, je ne sais pas. On est tous des Mimmo, à un moment ou l’autre de sa vie, non ? On rêve tous d’arriver à quelque chose, mais en attendant il faut bien vivre et travailler, et pas toujours à ce qu’on voudrait.

« A part peut-être un beau chapeau » au quotidien, qu’est-ce qui peut encore vous impressionner ?



Tellement de choses ! Un livre, un concert, une maison, un pays, une femme, un savoir-faire, un film, un acteur, une idée, une pensée, une beauté… ( et bien sûr un très beau chapeau).

quelle est la question que l’on n’a jamais osé vous poser (A part celle-ci)



J’attends qu’on me la pose. Et alors là !…BAM ! Bagarre générale !…

Quel est votre plus vilain défaut ?



Houlala. Sans doute l’aveuglement sur mon plus vilain défaut. Ou l’indulgence que je lui porte quand il m’arrive de le voir. « Oh, allez ! C’est pas si grave !… »

De qui pourriez-vous être l’ambassadeur ?



Imaginez un peu ! Il suffirait que je dise maintenant « l’ambassadeur de George Bush !» pour que ça fasse son petit effet. (« Hé ho, non ! Pas ça, hein ! Même pour rigoler ! »)

Sur quoi se trompe-t-on le plus souvent à votre sujet ?



Sur l’orthographe de mon nom.

Quel a été votre premier plus grand moment de solitude ? ainsi que votre dernier plus grand moment de solitude ?



Un jour, je suis parti à Vladivostok, en excursion. Quand le car a redémarré sans moi après un arrêt-pipi dans la taïga, je me suis senti très seul. Non, sans blague, je ne peux pas répondre à ça.



Que vous inspire la télé réalité ?



Selon moi, il faut entendre l’expression « télé-réalité » comme un régime particulier de la réalité, et non pas comme un genre de télé. La réalité devient « télé-réalité », c’est-à-dire une réalité humaine complètement façonnée par le regard des caméras de surveillance (ou du spectacle). La réalité de la télé-réalité est constamment jouée, même si elle est extrêmement banale et ennuyeuse. Mais entretenir la confusion avec la réalité concrète participe aussi de ce sentiment d’irréalité qui nous éloigne du monde, dont je parlais tout à l’heure.

Qu’est-ce que vous pensez des démarches provocatrices à la Noël GODIN ?



La démarche de Noêl Godin est unique en son genre.

Quel est le coin de Belgique que vous préférez ?



Je me promène souvent dans l’Arboretum, près de Bruxelles. J’adore cet endroit.

Avez-vous un rituel , un remède anti-page blanche ?



Oui, mais je ne peux pas le dire, on me piquerait le truc, qui est infaillible.

Quelle rencontre a le plus marqué votre vie ?



Dieu, bien sûr. Attendez… Ou était-ce Saint-Nicolas ? Je ne me souviens plus. Un type avec une grande barbe blanche.

Dans la « vraie vie », est-ce que vous êtes aussi amusant que vos personnages dans JAATOLY et Twin flics



Oh la la ! Bien bien plus marrant ! Faut voir comment tout le monde se poile à la maison ! Du matin au soir !

Que pensez-vous des artistes, célébrités qui prennent position pour des causes, contre la guerre etc. ? Dans Al dente (Canal+) on a entendu que n’appréciez pas trop Michaël Moore



Ben, on ne peut pas vraiment dire que son pamphlet anti-Bush nous ait évité une réélection du président US actuel !… Pardonnez-moi, mais je pense que les artistes « à bonnes causes », le plus souvent, utilisent les malheurs du monde pour faire reluire leur image.

Qu’est-ce qui pourrait vous rendre méchant ?

La malveillance.

SNULS, JAADTOLY…Entre nous, vivre de la moquerie n’est-ce pas un peu pervers ?



Pour faire une citation un peu chic, Pascal disait que « la moquerie est seule propre à faire revenir les hommes de leurs égarements ». Mais au fond la question sous-jacente n’est pas celle-là. La question, c’est celle qu’on pose sans cesse aujourd’hui, à savoir « si l’on peut rire de tout » etc. Dans « La guerre du feu », les humanoïdes découvrent le rire au moment où un des leurs reçoit une bête pierre sur la tête. On peut se dire que ce rire là a duré des siècles, et qu’il s’est prolongé jusqu’aux innombrables peaux de bananes qui ont fait tomber les innombrables Charlots du cinéma comique sur leur derrière. Aujourd’hui, ça change. On se dit : « Glisser sur une peau de banane, n’est-ce pas d’une rare violence ? Cela peut faire très mal, tomber par terre! Une personne âgée pourrait même se casser le col du fémur ! N’est-ce pas honteux de rire ? Ne faudrait-il pas condamner ce rire ? » Telle est la sensibilité contemporaine. Attention, si l’on part trop de ce côté-là, on finira par établir un code du bien-rire, du bon rire respectueux des biens et des personnes, du rire autorisé. Ça, ça me semble pervers.

Est-ce que vous avez signé un pacte avec vos lunettes ? A propos, vous feriez de la pub pour une marque de lunettes ?



Pourquoi ? Vous avez une petite fabrique de lunettes ? On peut en discuter.

Nous souhaiterions que vous posiez une question à notre prochain invité (sans savoir qui…)



Vous avez le temps ? Parce que l’interview est assez longue.



Petits jeux (on vous donne une expression, vous nous donnez une phrase)



Charity business

Charity Business, y’a bon business.

Orthographe

L’orthographe est un réservoir de merveilles à la fois très secrètes et très accessibles.

Internet

Internet : nouvelles grandes vertus, nouveaux gros vices.

Survol de Bruxelles

Survol de Bruxelles. On aura beau s’emmêler les crayons et les compas à imaginer d’autres trajectoires aux envols et aux atterrissages des avions, leur boucan sera tôt ou tard le lot de toutes les villes du monde.

Bouli

Bouli est mon ami ! Mon frère ! Et mon acteur fétiche.

Casimir

Maintenant, il arrive que des jeunes s’approchent de moi et me demandent : « Vous êtes le père de Casimir Liberski ? »

Libramont

Libramont ? C’est un peu comme tu dirais le festival de Cannes des bêtes à cornes (et pas qu’à cornes).

Ménage

J’aime les poireaux, ce bon légume roi du ménage.

Belgique

Le Belgique est un plaisir et doit le rester. Mais ouiiiii, évidemment !

école

L’école, aller à l’école, la maîtresse ou le maître d’école, les bancs de l’école,le préau de l’école, la grande école… pourquoi tout ça semble déjà sorti d’un album de Robert Doisneau ?

Bulex

Dura Bulex sed lex. ( Elle est pas terrible, mais je ne trouve rien d’autre.)

Ardisson

Ardisson, c’est qui ça encore ?

Belmondo

Belmondo : encore un Jean-Paul !



Phrases à compléter



L’homme est

L’homme est un animal qui s’habitue à tout. (C’est pas de moi. )

La femme est

La femme est le repos du guerrier. « QUOI ??? Rôôô ! Qui a dit ça ? C’est honteux ! Faites-le taire !!! »

Mon film préféré c’est

Mon film préféré est, par exemple, s’il faut en choisir un, « La nuit du chasseur » de Charles Laughton

Mon livre préféré c’est

Mon livre préféré est, par exemple, s’il faut en choisir un, « Premier amour » de Samuel Beckett.

Ce que j’aime à la télévision c’est

Ce que j’aime à la télévision, c’est la tête des pipoles qui prennent une expression grave et pénétrée quand on leur parle des associations pour lesquelles ils « combattent ».

Ce que je déteste à la télévision

Ce que je déteste à la télévision, j’essaie de ne pas le regarder.

Quand je quitte Bruxelles, je

Quand je quitte Bruxelles, je fais mes lacets.

Les frères Dardenne me

Les frères Dardenne me donnent peu d’espoir, question Palme. Ben oui ! A cause d’eux, il n’y aura plus rien pour les Belges avant 2084 ( c’est du moins ce que m’a dit un statisticien renommé).

Le succès du cinéma belge me

Le succès du cinéma belge me fait rire et me remplit d’aise

La province de Luxembourg m’évoque

La province de Luxembourg m’évoque d’abord ma sœur, puisqu’elle vit avec sa famille près de Bastogne. La plupart des chasseurs, dans le film, sont venus de là-bas. Evidemment, pour moi, la province de Luxembourg c’est aussi : « Rêver !… Bouger !… Séjourner !… Découvrir !… Loisirs actifs !… Centres de découverte !… Brasseries artisanales !… Hébergement en gîte rural au cœur de la nature !… » (C’est bien ? Okay, je peux replier le prospectus ?)

Le goût de la bière

Le goût de la bière, j’aime bien, avec un bon Chester et des petits morceaux de Delerm.

Etre célèbre me

Etre célèbre me.

………………..a donné un sens à ma vie

Pendant une heure, cette interview a donné un sens à ma vie.

17:42 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

20/10/2005

Critiques suite...

Je reçois des petits messages pour me dire que dans le Télémousqtiue Corinne Boulangier interrogée sur l'Enfant des Frères Dardenne parle exclusivement de Bunker Paradise et de son coup de coeur pour le film (ce devrait graver dans la pierre la formule "Liberski c'est le Frère Dardenne des riches") au rayon des étoiles Malika Es-Saïdi (le Journal du Mardi) décerne **** au film.

09:38 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

17/10/2005

Le distributeur

Le distributeur est celui qui a les contacts avec les exploitants de salle. Celui qui place des copies du film dans les cinémas. Le distributeur de Bunker Paradise est Cinéart. Bruno Parent m’explique que le film sera diffusé sur 6 copies. Que le lundi est le jour où les salles communiquent leur programmation à la presse et donc le jour où il faut appeler tous les exploitants pour s’assurer qu’ils prolongeront la projection de tel ou tel film qui pourrait ne plus avoir le succès et donc le rendement nécessaire à sa projection à 20 heures ou dans plusieurs salles ou plus du tout.

C’est un travail qui nécessite des talents de négociation de mise en balance des futures sorties et des impératifs du moment. C’est un travail qui dépend de l’humeur des gens et de la météo. Fort peu contrôlable. Donc chez Cinéart on aime beaucoup la pluie en Juillet, les week-ends humides et les cinéphiles.

15:26 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/10/2005

Cassel fait son Taxi

Diffusion le vendredi 14 octobre 2005 à 20h15 sur La Deux
Hep Taxi !, c’est reparti au volant avec un deuxième chauffeur tout frais, tout beau : Jean-Marc Panis. Pour sa première course, il est déjà en jolie compagnie avec un grand Monsieur, Jean-Pierre Cassel. A l’heure où « Bunker Paradise » de Stefan Liberski sort en salle, Jean-Pierre Cassel continue à rallonger la liste de ses apparitions au cinéma puisqu’il tourne actuellement dans « Judas » de Nicolas Bary et dans « Broadway dans la tête » (titre provisoire) d’Alain Berliner. Pionnier français des comédies musicales « à l’américaine » dans les années 50, Jean-Pierre Cassel a mené de front deux très belles carrières au théâtre et au cinéma, parsemées de rencontres avec des réalisateurs tels que Deville, Renoir ou Chabrol.

09:12 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

13/10/2005

JT

Diffusé ce dimanche 9 Octobre 2005.
Interview de Stefan Liberski et extrait de Bunker Paradise
dans le Journal Télévisé de La Une

15:38 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Et la blogosphère ?

Quelques traces trouvées via technorati et via google blog search

10:46 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

12/10/2005

Trailer


http://www.bunkerparadise.com/wb/pages/trailer.php

17:21 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Vu ce 12 octobre

Dans une rue de Bruxelles ce 12 octobre 2005 …



Un petit mail laconique et une photo reçus d'eric2

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17:19 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les critiques

Comme le laissait entendre un précédent message la critique est une composante centrale dans l’éveil de la curiosité du public. La Libre Culture offre à cet égard un outil intéressant sous la forme d’un tableau récapitulatif des avis des critiques belges intitulé: Dernières nouvelles de la guerre des étoiles sur la toile. Extrait:

Louis Danvers (Le Vif) **
Gilda Benjamin (Le Soir Magazine) *
André Joassin (Le Généraliste) **
Olivier Lecomte (Télémoustique) *
Patrick Laurent & Isabelle Monnart (La Dernière Heure) ***
Hugues Dayez (RTBF) *
Henri Sonnet (RTBF) *
Hubert Heyrendt (La Libre Belgique) *
Alain Lorfèvre (La Libre Belgique) **


Une consultation du journal Le Soir et de son MAD nous apprend que Fabienne Bradfer décerne ** au film.


Aussi trouvé en ligne 2 article d’Alain Lorfèvre

Un entretien : "Je me sens coincé entre blockbuster et auteur"
Une critique : L'enfer du vide


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12:54 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Avant-première

J’ai rendez-vous avec Bruno (cinéart) vers 19h devant l’entrée du cinéma UGC, quelques instants après Gaëtan (artémis) nous rejoint. Il va falloir accueillir les invités et les gagnants des différents concours, les diriger vers la bonne salle. Une tension est perceptible, sera-ce un succès ou pas ? Une avant-première réussie c’est avant tout une salle pleine. Juste ce qu’il faut. Ni trop sinon il faut expliquer, palabrer, dédommager les personnes refoulées à l’entrée, ni trop peu sinon il faut expliquer, rassurer, calmer le réalisateur déçu. Tout le monde a été très large sur les invitations, on est en overbooking. Est-ce que cela va coincer ? Alea jacta est. La foule commence à affluer. Les guestlists sont checkées, les amis salués, les désorientés guidés. Rapidement il est 19h30. La grande salle de l’UGC Toison d’Or est comble. Plus personne ne se presse à l’entrée. C’est très bon signe. Je rejoins la salle, croisant dans le carré VIP les acteurs qui dédicacent des affiches. Quelques instants et puis un faisceau de lumière dessine un cercle sur l’écran, un homme surgit, une voix emplit la salle qui remercie les spectateurs d’être là puis égraine la liste des partenaires de cette avant-première et enfin convie l’équipe du film à venir se faire interviewer. Stefan Liberski, Jean-Paul Rouve, Audrey Marnay, François Vincentelli et Charlie Dupont font leur entrée.



Les questions s’enchaînent et on peut retenir que Liberski explique qu’il fait un cinéma du réel sur un sujet il est vrai fort peu traité, Jean-Paul Rouve rappelle qu’il s’agit d’un exercice bizarre que de parler d’un film que personne n’a vu. Audrey Marnay tente de placer un mot entre les vannes de Jean-Paul, François et Charlie tente de dérider l’atmosphère. La salle applaudit, rit et se laisse emporter. Alors que la projection commence, les acteurs, le producteur, les diffuseurs, quelques accompagnateurs qui ont quasi tous vu le film déjà 3 fois quittent la salle, au sortir des doubles portes battantes, Stefan Liberski se retourne et faisant face à une « foule » lâche un « Ne sortez pas tous, regardez le film ». Rires. Tout le monde respire.

00:41 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Dicton du jour

Hier petite fête
Aujourd’hui mal à la tête


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00:39 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/10/2005

Version papier

Dans la livraison n°75 de The Ticket, le blog que vous avez sous les yeux se trouve agrafé entre les pages 34 & 35.

30 feuillets avec de nombreuses photos et beaucoup d'extraits des billets de Stefan et de mes chroniques de tournage. Le tout complété par une interview de Stefan.

Pour ce qui est du film Adeline Weckmans lui décerne un rarissime 5 étoiles
Si vous voulez partager votre avis sur le film c'est toujours possible dans le forum prévu à cet effet


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10:58 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Avant-premières

3 avant-premières en présence du réalisateur sont prévues pour Bunker Paradise


Lundi 10 octobre à l'UGC Toison d'Or (Bruxelles) en présence de Stefan Liberski.

Mardi 11 octobre à l'UGC Louvain-la-Neuve en présence de Stefan Liberski.

Vendredi 14 12 octobre au Parc (Liège) en présence de Stefan Liberski.


10:39 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

06/10/2005

Hep taxi!

Si vous n'êtes pas clubbeur mais disposez d'une télévision, ce vendredi sur la deux à 23:10 ne ratez pas Hep Taxi ! avec pour invité Stefan Liberski.

Après la narration des aventures du taximan Mimmo, voici Stefan pris en course pour une interview en monde clos mobile...



Le site rtbf.be annonce l'émission comme suit:

Sublimé par une pointe d'hyperactivité et une touche de polyvalence, Liberski joue à l'électron libre. Tour à tour écrivain, auteur de sketches, publicitaire, comédien, cinéaste, restaurateur, scénariste de BD et chroniqueur de billets d'humeur. Il est depuis peu réalisateur de long métrage. L'ex-Snul et fidèle comparse de Fred Janin met cette fois sa redoutable capacité à décortiquer la réalité au service du cinéma. Son film, Bunker Paradise, sort en salle le 12 octobre.

En chemin, Hep Taxi! vous propose de suivre le GentrificaTOUR : une visite guidée des sites de Bruxelles en voie de gentrification. Un aperçu des effets pervers de la revitalisation urbaine. Ensuite, un peu de musique à domicile avec Living room music. Moins anonyme qu'un concert de rue, plus intimiste qu'un concert en salle : voici venir le concert en appartement.

Retrouvez exceptionnellement ce Hep Taxi dimanche à 20h10 ainsi que le making of de son film "Bunker Paradise"

Prochaine diffusion le : dimanche 09.10.2005 sur la deux


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PS: pour la musique en appartement le groupe BAAB fondateur du Collectif Taxi-Brousse est un précurseur dont il faudra se souvenir...

00:54 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Showcase

Plusieurs occasions de voir le making of de Bunker Paradise. Arianne Lippens m'a laissé entendre qu'il passerait dès ce vendredi 7 sur les chaînes de la RTBF. Il sera aussi projeté au DirtyDancing vers 23 heures ce samedi soir.

00:27 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

01/10/2005

Gala

Fait chevalier vendredi passé par Fadila Laanan, voici que Stefan Liberski a reçu ce vendredi des mains de la même ministre de la culture le premier Bayard d’Or de la soirée. Le jury lui attribue le Bayard d'Or de la Meilleure Première Œuvre. Surprise de l’intéressé qui ne pensait « que » vivre une première mondiale.


Source : Belga


Source : Belga

Le palmarès complet

01:00 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

27/09/2005

FIFF

La première publique aura lieu au FIFF,
le Festival International du Film Francophone de Namur
.

Bunker Paradise y sera projeté lors du gala de clôture.

Ce sera le vendredi 30 septembre.

18:35 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

26/09/2005

Trailer


http://www.bunkerparadise.com/wb/pages/trailer.php

19:07 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les potins

Après la projection, un drink. On y remarque quelques infiltrés qui en ont profité pour voir le film. Puis s’échangent les potins et les questions qui taraudent la production, le réalisateur, son entourage et en fin de compte l’équipe qui est replongée dans l’actualité du projet. Que vont penser les critiques ? Les supputations, spéculations et autres analyses comportementales vont bon train durant les huit minutes nécessaires à cerner le landerneau belge. Après les pensées se tournent vers Namur et la quasi certitude que tous les acteurs devraient assister au gala de clôture durant lequel Bunker Paradise sera projeté et où Casimir Liberski et son groupe se produiront. On termine par une évocation de la diffusion télé du making-off d’Arianne Lippens sur les chaînes de la RTBF et l’émission Hep Taxi avec coup sur coup Stefan Liberski & Jean-Pierre Cassel en invités. A 15 jours de la sortie c’est le moment de la promo.


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16:55 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Retrouvailles

Bruxelles. Un beau dimanche d’automne. 10h30 Galeries Royales Saint-Hubert. Devant le cinéma Arenberg, Patrick Quinet et Sylvie van Ruymbeke collent les affiches du film sur les vitres des portes d’entrée. Des badauds commencent à s’intéresser à ce qui se passe. Sylvie déploie une affiche grand format et l’accroche devant les arcades de l’entrée.



Progressivement du flux de la foule émergent des visages connus, Christian qui craignait le retard, Barbara les cheveux plus courts, Elisabeth esquissant des pas de danse, Christophe, Olivier, Alice, ils sont tous là, souriants. Beaucoup ont le teint hâlé, manifestement en bonne forme. Stefan & Casimir arrivent ensemble, les salutations sont chaleureuses, des japonais passent sans trop nous voir. Les portes s’ouvrent, la troupe se dirige vers la grande salle Stefan dans la rangée droite accueille les arrivants, il est tout sourire. Il prend un micro remercie l’équipe qui si nombreuse remplit à elle seule quasiment une salle, voilà qu’il aurait bien l’envie de tourner une scène. Il s’en explique et rappelle que le moment du tournage est sans doute le plus facile dans la réalisation d’un film. Avant et après il y a des difficultés. Il souhaite à tous une bonne projection, les rideaux dévoilent l’écran. Le noir se fait. Le Bunker envahit l’écran. Il y aura de l’effroi, des rires, de l’attention durant la projection et au final une méticuleuse lecture du générique, tous dans la salle ont leur nom dessus, ça lui donne un poids palpable.


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14:47 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/09/2005

L'affiche

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23/09/2005

bunkerparadise.com



Le site du film : www.bunkerparadise.com

11:02 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Vision équipe

Ce dimanche l’équipe réunie verra le film dans une salle Bruxelloise.
Première projection sur grand écran à laquelle je participerai, il y a déjà eu des sneak previews en avril pour tester le film auprès de spectateurs et éventuellement adapter des détails du montage. Il s’agit à ce moment-là de valider la narration et les effets escomptés ou pas. Là c’est la version finale qui couvrira les m² de l’écran.


[DB]

10:58 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Presse

Audrey Marnay en une du Elle Belgique cela vaut le détour, ne serait-ce que pour les photos. A l’intérieur, retour « obligé » sur la conversion d’une mannequin en actrice mais aussi le plaisir d’une rédaction de magazine de pouvoir travailler avec un top et révélation essentielle : le teint, la carnation d’Audrey sont à la mode. L’article est agrémenté d’une interview cocasse où l’on se demande qui est qui…


[DB]

10:54 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Reprise

D'ici 20 jours Bunker Paradise sera sur les écrans.
La sortie en salle est fixée au 12 octobre.
Reprise des chroniques de l'aventure d'un premier long-métrage en route vers les salles obscures.


[DB]

10:46 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/03/2005

Montage

Comme il semblait la post-production est un moment intime avec la matière, labo, salle de montage, cela est fort impénétrable.

Quelques mails me parviennent qui confirment la chose :

Sylvie m’écrit « La période de montage est toujours une période un peu particulière, où le réalisateur et le monteur travaillent dans l'ombre et isolés du reste du monde. »

Silence blog (j'avais écrit radio...) normal, créatif et prometteur sans doute.
J’ai la rétine qui chatouille.

[DB]

11:31 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Un bel oxymoron

Le film s'intitulera Bunker Paradise.

Stefan Liberski s’en explique dans le cinergie 92
Jean-Michel Vlaeminckx propose également les interviews de Stefan Liberski, Yolande Moreau & François Vincentelli.

La sortie de Bunker Paradise est fixée au 12 octobre.

[DB]

11:23 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

07/03/2005

Définitions

J’ai envoyé un petit mail à Julien dont la teneur était : Je ne comprends rien aux étapes de post-prod, peux-tu m’aider ? Julien qui est du genre sympa m’a dit oui.

Synchro rushes – Assistanat
Euh c'est quoi ?

C'est le fait de synchroniser le son avec l'image des rushes qui nous arrivent en beta SP après avoir été transférés au labo de la pellicule négative vers un format vidéo (ce qu'on appelle le Télécinéma ou TC dans le jargon). Dans ce cas-ci l'assistante s'appelle Gaëlle Debaisieux, elle fait ce travail sur Final Cut pro à partir des beta qui arrivent sans son qu'elle digitalise dans un premier temps (entrer la matière dans la machine) ensuite elle reçoit des CD de son du preneur de son et elle synchronise soit avec des keycodes soit au clap comme au bon vieux temps. Dans ce cas-ci elle a beaucoup fait au clap car les timecodes n'étaient pas toujours justes.

Transfert 2K
On retourne en l'an 2000 ? Sérieusement de quoi s'agit-il ?

Presque. On scanne la pellicule en "2k" je sais pas ce que ça veut dire sinon que c'est un scannage très haute définition. Donc on scanne pour avoir le film digitalisé en haute définition. On fait la conformation du montage avec des listes de Keycode. On étalonne sur cette matière digitale, on fait les effets (fondus etc.) les génériques ensuite cette matière est kinescopée, c'est à dire qu'on repasse du digital vers de la pellicule pour faire un négatif duquel on va tirer les copies.

Le son lui est après montage, bruitage, post synchro et mixage aussi transféré sur pellicule en optique et digital.

Après on tire les copies normalement on fait un internégatif qui permet de tirer plein de copies mais ça coûte cher et c'est beaucoup de temps donc ici on va tirer directement du négatif kinescopé.

Voilà pour les clarifications. Moi cela m'a permis de me faire une idée.
Merci Julien !

[Denis Balencourt]

18:51 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/02/2005

Rendre heureux

Pour rendre Babette heureuse, il suffisait que l'on filme des sorties de champ. (Par exemple : un personnage sort du cadre.) Là, je viens de lui dire : "Oui, Babette, nous allons faire une sortie de champ."

Pour rendre Bouli heureux, il suffisait qu'il puisse jouer avec un talkie-walkie. Ici, on le lui a confisqué, et il me scie pour qu'on le lui rende.

[Stefan Liberski]

11:50 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (14) |  Facebook |

27/02/2005

Making of

Sur le tournage nous étions deux à regarder les autres travailler. Ne l’interprétez pas mal, nous étions là pour cela, nous travaillions aussi.
Moi, alias Monsieur Blog, pour capter ce qui fait ce que vous lisez et Ariane pour réaliser le making of. J’ai envoyé un petit mail interview/portrait à Ariane, voici ses réponses.

Ariane Lippens - Réalisatrice et Monteuse - Réalise le making of du film

En quoi consiste un « making of » ?
Un making of donne l'opportunité aux spectateurs d'entrer dans l'envers du décor du tournage d'un film: c'est à dire: voir le directeur en action, les comédiens sur et en dehors du plateau, voir les petits trucs utilisés au cinéma, sentir l'ambiance du plateau, des loges, entendre les commentaires du réalisateur/des comédiens sur telle ou telle scène... mieux comprendre le travail d'équipe d'un plateau.

Comment perçois-tu le tournage du tournage ?
Je pense qu'il faut se faire oublier pour capter les bons moments d'un tournage... mais c'est aussi très amusant d'avoir une interaction avec les comédiens: devant la camera du making of, les comédiens peuvent être 'eux-mêmes' et se lâchent souvent entre deux prises.

Comment as-tu décroché le poste ?
J'ai appris qu'Artemis Productions cherchait quelqu'un pour le poste... et j'ai envoyé mon CV. J'avais déjà réalisé plusieurs making of sur des courts-métrages, j'ai aussi monté celui de 'Haute Tension', un film d'Alxandre Aja. J'avais très envie de faire le making of de ce tournage 'pur-belge', la caméra à la main...

Tu as pu capter des scènes fortes ?
Je l'espère!

Tu me parlerais de Future Shorts ou de tes projets personnels ?
Nous avons importé le concept de 'Future Shorts' de Londres: il s'agit de soirées de projection de courts-métrages, tous les derniers lundis du mois.
Les buts premiers de Future Shorts sont:
- La promotion et la diffusion de courts-métrages en prolongeant leur vie souvent limitée aux festivals et aux concours
- La création d'une plateforme d’échange internationale pour ces films.
Future Shorts existe déjà à Londres, Bristol, Paris, Toulouse, Manchester et est en projet pour Barcelone, Amsterdam, Moscou et Lisbonne.
- Permettre aux réalisateurs de présenter leur film à un public composé de professionnels et d’amateurs dans le cadre détendu et propice au dialogue du jazz club, le Studio Athanor.

Depuis le début des soirées Future Shorts en mars 2004, nous avons projeté environ 100 courts-métrages à un public très enthousiaste!Stefan Liberski est d'ailleurs venu y présenter son excellent film: "Bruxelles-Paris-Bruxelles" dans lequel jouent Bouli Lanners et François Vincentelli.

Je viens de terminer le tournage de "Le Devoir", mon premier court-métrage 'professionel', réalisé avec l’aide de la communauté française.Les images 35mm sont montées [quelques photos], le son et les images 3D de Bruno l'extraterrestre [http://www.synthetique.com] sont en cours...

Pour toute information sur Future Shorts: http://www.futureshorts.be

PS : le prochain futureshorts c'est ce lundi !

[Denis Balencourt]

16:23 Écrit par Denis Balencourt | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |